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Correspondance de 

BONNOT Eugène

frère de mon arrière-grand-mère paternelle

depuis le mois de mai 1915


Liste des cartes postales représentées (nombre)

Marseille 13000 (1)  Versailles 78100 (3)
TUNISIE : Carthage (1) Hammam (1) Monastir (2) Tozeur (1) Tunis (8) Tunisie (2)
SERBIE : Belgrade (1) ; GRECE : Salonique (8)
DIVERS (13) LETTRES : (10)

Chronologie succinte de la correspondance
mai-juillet 1915 novembre 1915 janvier 1916-avril 1917 juillet 1917 octobre_novembre 1917 juillet-août 1918 25 août 1918 13 septembre 1918 29 septembre 1918
Tunisie Serbie Salonique Tunisie et Serbie Versailles hospitalisé sur le front vers Sens prisonnier en Allemagne avis de disparition aperçu dans un camp en Allemagne
un bon livre pour connaître le quotidien des soldats de 14-18 : 
La Grande Guerre inconnue de François ROUX aux éditions de Paris Max Chaleil, 2006

Cliquer sur les images pour agrandissement

envoi du 23 mai 1915

marseille
marseille
Marseille - Le phare de la Désirade
Adréssée à son père BONNEAU Jean

"Arrivé à 9h du matin. Départ à 11h pour Tunis. Journée superbe, mer très belle.
J'embrasse tout le monde et les enfants. Adieu (!!!). "

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envoi du 28 mai 1915

tunis marche
tunis marche
Tunis - Marché dans l'oasis
Adréssée à MARQUIGNON René

" René, je suis arrivé à Tunis le 26, je suis en bonne santé.
Voici mon adresse 4° Zouaves, Bataillon F, Compagnie 1 Tunis. "

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envoi du 28 mai 1915

tunis belvedere
tunis belvedere
Tunis - Entrée du Belvédère
Adréssée à ses parents

" Chers parents, comme je vous l'ai dit vous aurez de mes nouvelles toutes les semaines une fois ou deux car nous avons
deux courriers par semaine. Comme chaleur nous n'avons pas à nous plaindre, il fait chaud naturellement, mais c'est supportable.
Nous sommes très bien nourri, nous avons un quart de pinard à chaque repas, la nourriture est beaucoup mieux préparée
qu'en France. Je ne regrette pas d'avoir quitté la France. Pour moi,  me battre d'un côté ou de l'autre cela n'a pas d'importance.
Je vous demandé 100 (F ?) car je compte repartir bientôt et là-bas les correspondances seront surement plus longues.
Ne vous faites pas de chagrin, faites comme moi, je fais mon devoir avant tout. Si toutefois il m'arrive quelque chose,
vous le saurez de suite, je ne regrette qu'une chose, c'est de vous faire de la peine.
Embrassez bien les enfants pour moi et bien le bonjour à Louis car je n'ai pas son adresse.
Votre fils, frère et Oncle pour la vie. Bien des choses à René. Bonne santé. "

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envoi du 30 mai 1915

tunis dar-el-bey
tunis dar-el-bey
Tunis - Dar-el-Bey - La salle du Trône
Adréssée à ses parents

" Chers parents. Quelques mots pour vous donner de mes nouvelles.
pour le moment je suis en bonne santé et je souhaite que ma carte vous trouve de même. Comme vous le savez,
je fais parti d'un bataillon en formation pour l'Orient. je peux très bien rester à Tunis encore 15 à 20 jours,
du 15 février au 20 août cela fait 4 mois. (?) Il y a à Tunis au moins 4000 italiens.
tous les jours nous assistons au départ d'un bateau de mobilisés qui rejoignent leur pays, il ne va rester à
Tunis que les Juifs et les Arabes. Comme service à la caserne, nous ne sommes pas trop foulés malgré
tout nous sommes un peu plus serré qu'en France. Discipline, discipline. Nous sommes dans des
casernes en dehors de la ville à côté du village Bicots (?). Comme nourriture nous n'avons pas à
nous plaindre. Aujourd'hui Dimanche je me trouve à Bizerte, 38 km de Tunis en passant par
Sousse et Lagoulette. Quand je saurais le jour de mon départ je vous le ferais savoir.
Bien le bonjour à toute la famille. "


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envoi du 22 juin 1915

tozeur
tozeur
Tozeur
Adréssée à ses parents

" Chers parents, Chère soeur, Neveux et Nièce, quelques mots pour vous rassurer. Je suis toujours à Tunis et
je ne m'en plains pas. nous avons du 4° Chasseurs d'Afrique qui rentre en France et le 22° tringlots (?) qui part pour l'Orient.
Pour nous les bruits courent que nous devons faire colonne en Tripolitaine dans les colonies italiennes car tous les italiens sont au front.
Si toutefois c'était vrai, la guerre serait fini pour nous. Pour ma part je compte plutôt partir pour l'Italie, chose qui pourrait bien se faire.
Je reçois très bien toutes les lettres, elles mettent 5 ou 6 jours suivant le courrier. J'ai reçu des nouvelles de Louis.
tant qu'à moi, je suis toujours en bonne santé et j'espère que ma carte vous trouve de même.
Votre fils, frère, Neveux et nièce qui vous embrasse. "

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envoi du 23 juin 1915

tunis bardo
tunis bardo
Tunis - Le Bardo - Grande salle de la Mosaïque
Adréssée à son oncle François
à Mesves-sur-Loire (58)

" J'ai reçu ta carte qui m'a fait grand plaisir d'avoir de vos nouvelles. Moi je suis toujours en bonne santé et
je m'attend à repartir d'ici peu pour une destination inconnue. Je vous tiendrais au courant.
recevez de votre neveu une cordiale poignée de main. "

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envoi du 24 juin 1915

tunisie village
tunisie village
Tunisie - Un village dans l'oasis
Adréssée à MARQUIGNON René

René, quelques mots pour vous donnr de mes nouvelles. Pour le moment la situation n'est pas trop mauvaise.
Je suis toujours à Tunis en attendant le départ. Je cois bien que les Dardanelles ne sont pas pour nous.
On parle de nous envoyer en colonne dans le sud Oranais du côté de la Tripolitaine. Je ne peux pas vous l'affirmer, ce sont des bruits  qui courent.
Si cela était vrai , la campagne serait finie pour moi, et je n'en serai pas fâché. En tout cas, je n'ai pas été si bête que cela, il y a déjà plus d'un mois que je serais reparti au front, en attendant je me les roule. Seulement mon vieux, le Dahomet brûle la gueule, il fait une chaleur
épouvantable ce qui nous remet (?) le soir on va chercher chicane aux bicots (!!!) et après on leur tane la peau.
je ne vois plus rien à vous dire, je vous serre cordialement la main. "

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envoi du 26 juin 1915

tisserand
tisserand
Tunisie - Un tisserand
A son "vieux bout de Zan" ???

" Mon Vieux Bout de Zan,
je crois que tu n'auras pas à te plaindre, tu as dû recevoir la binette de ton vieux poilu de Zouave et je cois qu'il se pose là deux minutes.
Mais moi, c'est votre binette à vous tous que je voudrais avoir, car être si loin, ça me ferait bien plaisir de vous voir de temps en temps
au lieu d'acheter des bonbons cela me ferait plaisir. Maintenant si je m'appellais ta grand-mère, je te donnerais la fessée de temps à temps
pour t'apprendre à être sage, mon vieux Casimir. Et Germaine mange t-elle encore ses ongles, est-ce qu'elle veut faire
concurrence aux bicots (!?!). Je crois qu'elle doit se corriger et si elle ne rapporte pas un pardessus au certificat (?) si je suis encore
à Tunis et qu'elle soit reçue je lui enverrai de Tunis un beau souvenir arabe.
Maintenant je n'ai  pas besoin de recommander à René d'avoir l'oeil sur vous et de me remplacer. Je le crois assez grand et raisonnable pour
comprendre ce que je veux dire. Mon vieux bout de Zan, je ne vois plus rien à te dire pour le moment.
Ton poilu qui te serre la louche.

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envoi du 26 juin 1915

tunisie village
tunisie village
Tunisie - Villa au bord de mer
A ses parents et soeur.

" Chers parents et soeur, je viens de recevoir ta lettre du 20 et je suis très content de vous savoir en bonne santé.
Moi la santé est bonne malgré les épidémies, dysentrie, gale, typhoïde. Mettez vous dans l'idée que le changement de
température à amener des épidémies jusqu'à l'instant moi à biche (?) seulement il faut faire attention la nuit toujours
coucher avec sa ceinture de flanelle ce qui est le principal de tout. Pensez-vous qu'ici à midi il fait 39-40 degré de chaleur.
Le soir en nous couchant, les trois quart se mettent tout nu et comme les nuits sont excessivement fraîches, voilà des gars
qui ont la dysentrie. Comme je te l'avais dit on devrait nous vacciner contre le choléra mais cela n'a pas eu lieu. J'ai envoyé
ma frimousse à toute la famille. Tu feras comprendre à René que je t'en ai envoyé une, mais je vais lui en envoyer une petite.
Je reçois deux lettres de Paris chaque semaine et je suis très content. La dernière, je l'ai reçu en même temps que la tienne.
Vos lettres mettent 5 jours pour parvenir, cela dépend beaucoup du bateau. J'ai reçu également des nouvelles de Mesves auxquelles
j'en envoyé une photo, une de Josnes. Tu vois que je ne suis pas oublié et tu sais ça fait plaisir des nouvelles, étant si loin.
Papa a-t-il reçu ma carte et René reçoit-il mes lettres. Rien de lui. Je ne vois plus rien à te dire.
Reçois de ton frère ses meilleurs baisers. "

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envoi du 5 juillet 1915

Tunis caserne Forgemol
Tunis caserne Forgemol
Tunis - Intérieur de la caserne Forgemol
A ses parents

" Chers parents. Je commence à être inquiet, il y a 8 jours que je n'ai reçu aucune lettre.
Etes-vous malade ou est-il arrivé quelque chose à la maison ? Donnez moi donc de vos nouvelles.
Moi, je suis toujours à Tunis. En attendant il est parti 800 hommes pour les Dardanelles. Nous autres ce sera
probablement pour le prochain renfort. On parle fort de retourner en France, moi je n'y tiens guère car de la manière dont les
opérations marchent, je compte une seconde campagne l'hiver aux Dardanelles, nous serions moins exposé aux rigueurs de l'hiver.
Pour le moment, je suis toujours en bonne santé et je souhaite que ma carte vous trouve tous de même.
J'ai écrit à René et je n'ai pas encore reçu de réponse. Que devient-il, est-il toujours à Fontainebleau ?
Donnez-moi donc des détails car je me demande tous les jours s'il est parti.
demain j'envoie à ma filleule ma photo en couleur à une condition ! si elle a son certificat d'étude elle
l'emportera comme souvenir et si elle ne l'a pas elle restera à la maison.
Enfin chers parents je ne vois pas grand chose à vous dire pour le moment.
Recevez tous toute l'affection que j'ai pour vous. "

Mention : " Cette croix indique ma chambre à coucher. "

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envoi du 12 juillet 1915

ebonneau
ebonneau

A son "vieux bout de Zan" ???

" Vieux bout de Zan, j'ai très bien reçu vos cartes. Je suis très heureux de vous savoir tous en bonne santé.
Je suis toujours à Tunis et compte y rester encore quelques temps. Le temps est très beau. A Tunis nous avons 44 degrés à midi.
Je t'envoie cette carte où je suis en photo, cela se trouve à l'incendie qui a duré 2 jours, tu parles d'un feu.
Je suis très heureux que Germaine est reçu son certificat d'étude, comme cadeau je lui ai envoyé ma photo en couleur.
Nous allons être vacciné lundi pour la troisième fois. Cela ne fait pas souffrir, rien du tout, c'est absolument rien du tout.
Je vous remercie tous de votre bon coeur et je vous envoie tous mes meilleurs baisers.
Votre oncle qui vous aime. "

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envoi du 9 août 1915

navire
navire
Navire hôpital Duguay-Trouin
A ses grand-mère, tante, cousin-e-s

" Chère Grand-mère, Chère Tante, cousins et cousines. Etant parti de Salonique le 23 juillet, nous sommes arrivés
à Toulon aujourd'hui. Nous avons eu une très bonne traversée et nous avons été très heureux de ne rencontrer aucun
sous-marin. Je compte arriver à Essonnes le 5 ou le 6 au plus tard pour 50 jours de permission.
Je compte donc aller faire un petit voyage à Mézières. Aussitôt que je serais décidé, je vous préviendrai.
Pour le moment, la santé est bonne et je souhaite que cette carte vous trouve tous de même.
Je ne vois plus rien à vous dire et je vous embrasse tous en attendant le plaisir de vous voir.
Votre petit-fils et Neveu qui vous aime. "

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envoi du 10 août 1915

hammam
hammam
Hammam-el-Lif - Caserne d'artillerie
A sa mère

" Chère Mère.
Ne t'inquiète pas je suis toujours en bonne santé et tu peux être sûre que je ne suis pas malade, jamais la chaleur ne m'a rien fait.
Jamais de coliques, ni rien du tout. Mais tu sais, c'est dur, mais tu sais, j'ai le coffre solide et nous, nous tenons tête à tous les Algériens.
pourquoi te faire du mauvais sang, puisque je te dis toute la vérité. a quoi cela me servirait-il de te cacher quelque chose ? A rien !
Moi je ne me cache point. Je devais partir et j'étais même nommé et il arrive contre-ordre. Il n'y a plus assez de troupe à Tunis.
Nous attendons des renforts de France. Suivant les lois, je ne suis pas encore parti de Tunis, si on applique les lois.
Demain, le 11, il arrive 245 volontaires et il doit en revenir 400 dans le courant du mois. Il faut les habituer au climat
et les entraîner. Tous ceux qui ne sont pas encore été au front doivent partir les premiers et après on prend par classe.
Vois-tu j'ai très bien reçu tes 100 fr, je suis dégouté du rata à la  ... "

suite sur la prochaine carte postale.

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envoi du  10 août 1915 (suite)

tunis la mida du belvedere
tunis la mida du belvedere
Tunis - La Mida du belvédère
A sa mère

" ... mode indigène. Ca ne vaut pas tes bonnes frigousses auxquelles on disait il y en bien pour 6.
Je voudrais bien revoir ce temps-là. Mais ne te chagrine pas, je pense toujours à vous tous, vous êtes
toujours ma seule espérance et j'espère bien que des jours viendront nous faire passer les visions de cette horrible guerre.
Je ne m'ennuie pas encore de trop car je sais que vous n'êtes pas toujours seuls. Les enfants sont toujours là
pour vous faire passer le temps. Mais moi tout seul sur une mauvaise paillasse. Je sais que je dois faire mon devoir et je n'y
faiblirai point. Enfin, que veux-tu ?
Je suis très content et très heureux que les pommes de terrre que j'ai planté vous en avez récoltés beaucoup.
Si le père a du mal à cet âge et en arriver là, c'est terrible, mais en tout cas, il a fait plus que sa force et cet hiver vous ne
serez toujours pas comme de pauvres malheureux qui seront rongés par la faim et le froid.
Quand (on) est jeune, on ne pense pas à l'avenir mais il arrive des jours ou on est bien content d'avoir eu des parents.
Et là, on sait bien le comprendre. Je suis très content car je me suis délaissé par aucun de la famille. Je reçois des nouvelles
de ma grand-mère. Cette pauvre vieille, je lui écris tous les 10 ou 12 jours ; de l'oncle François ; de ma marraine ;
à tous les courriers je reçois une lettre ; Louis aussi ; René de temps (en temps) seulement. Je sais comprendre que
quand on est surmenés comme ils le sont, avec la bonne volonté. Enfin, tu vois la famille, les copains songent toujours aux absents.
Une chose que je vous recommande, ne pas vous laisser manquer de rien, si on mange de l'argent qu'on en revienne
on s'est déjà bien relever eh bien je serais encore là.
Je veux que Marie et ses enfants, dès les premiers jours de septembre, retourne coucher à la maison, cela
fera moins de chauffage et la fripouille n'aura toujours rien à dire. Vous aurez toujours une compagnie.
Bien le bonjour à toute la famille et à tous les copains de ma part.
Embrasse bien les enfants pour moi et corrige les quand ils le méritent. Embrasse bien le Père pour moi et crois en ma parole.
Je dis la vérité. Ton fils pour la vie. "

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envoi du 17 août 1915

tunis bachir
tunis bachir
Tunis - rue Sidi El Bachir
A ses parents, soeur, neveux et nièce.

" Chers parents, chère soeur, neveux et nièce.
Excusez-moi si je ne vous écris plus souvent. Comme il y avait un départ, je voulais être fixé avant de vous écrire.
Nous avons un 4° départ, heureusement que nous avons reçu 240 hommes de renfort de France, avec ce coup-là, je reste
encore à Tunis. Pour le moment, cela va très mal en Tripolitaine, 3 batteries d'artilleries, 5 escadrons de chasseurs d'Afrique,
du train des équipages, il doit partir 2 bataillons de Zouaves. Mais nous savons pas de quel régiment.
D'après les rumeurs il y a une forte révolte. Au moins 30000 arabes auraient franchi la frontière.
Seulement on a envoyé de suite les Joyeux* et les disciplinaires de Gabès et de Sfax.
Pour le moment, je suis toujours en bonne santé et compte encore rester une quinze à Tunis. "

*Joyeux : soldats des BILA (renseignement transmis par une internaute)

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envoi du 17 août 1915

Carthage anciens ports
Carthage anciens ports
Carthage - Vue des anciens ports
A sa soeur.

" Chère soeur.
Excuse-moi si j'ai laissé passé ta fête sans t'écrire. Nous avons tellement de soucis en ce moment.
Reçois donc mes meilleurs voeux et une bonne fête. Je pars définitivement lundi à midi de Bizerte pour l'Orient.
Je vous tiendrais au courant des affaires. Ecrivez 2 ou 3 fois par semaine car les correspondances mettent
au moins une douzaine de jours. Embrasse bien les enfants et toute la famille.
Ton frère pour la vie. "

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envoi du 15 octobre 1915

attente facteur
attente facteur
Attente du facteur
A ses parents.

" Je viens de recevoir vos deux lettres et votre colis. Je suis été très content d'avoir eu de vos nouvelles et de vous savoir
en bonne santé. Moi je suis toujours en bonne santé et je ne m'en fais pas. Je compte partir pour la Serbie.
Quand tu recevras cette lettre, je serais déjà en train de faire la chasse à l'homme. Mais ne vous désolez pas,
le ravitaillement ne se fait pas trop mal. Nous aurons des jours plus mauvais. En ce qui concerne l'argent, vos 20 fr
sont grugé car nous pouvons encore (nous) ravitailler un peu. Nous concentrons des masses importantes, la plupart sont
des régiments de l'Est. Donnez de mes nouvelles à toute la famille de ma part et embrassez bien les enfants pour moi.
Envoie mon adresse à tous. Votre fils qui vous embrasse tendrement. "

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envoi du 29 novembre 1915


Souvenir de Serbie
A ses parents, soeur, neveux et nièce.

" Chers parents, chère soeur, neveux et nièce.
Quelque mots pour vous rassurer, je suis toujours en bonne santé. Ce ne sera plus la peine de m'envoyer de
l'argent, maintenant nous touchons 4 sous par jour et comme nous ne pouvons acheter que du lait concentré à
1f25 la boîte c'est suffisant. Comme nourriture, ça commence à aller, nous avons un quart de bouillon de boeuf,
un bout de brioche avec des choux, des haricots avec du mouton ou de la chèvre, un quart de vin à chaque repas,
café matin et soir, comme dessert nous nous faisons griller une tartine de pain. c'est la guerre, que voulez-vous ?
Nous avons touché hier un chandail de laine avec un passe-montagne. Il était tant car nous couchons dehors enroulé dans notre couvre-pied.
On nous a enlevé nos couvertures pour les hôpitaux et défense de monter les guitounes, ni de faire du feu la nuit,
alors il était temps. Vous m'enverrez une nouvelle pipe, j'ai perdu la mienne. Pour le moment, les bulgares ne sont pas bien terribles
nous sommes à peu près tranquille, mais comme on travaille 2h à creuser les tranchés, 2h de repos, le jour comme la nuit,
et de veille constamment. Nous avons encore de belles journées mais les nuits, il gèle déjà très fort.
Je ne vois plus grand chose à vous dire pour le moment. Bien des choses à toute la famille et embrassez bien les enfants
pour moi. Votre fils qui vous aime. "

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envoi du 14 janvier 1916

Carte brodée horizontale
Carte brodée horizontale
Souvenir brodé (depuis le camp de Salonique)
A son neveu.
" Cher neveu, je te remercie beaucoup de tous les voeux que vous formez pour moi. Moi aussi je voudrais
bien voir la fin de cette terrible guerre. Je commence à en avoir assez aussi. Je suis heureux de vous savoir tous
en bonne santé. Moi je me porte toujours bien et je désire que cette carte vous trouve de même.
Je compte peut-être aller en permission dans 2 mois. Enfin espérons.
Embrasse bien toute la famille pour moi et sois mon interprète auprès de toute la famille.
Ton oncle qui te serre la main. "

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envoi du 2 mars 1916

salonique tour blanehe
salonique tour blanehe
Salonique - La Tour Blanéhe
A ses parents.

" Chers parents,
je profite d'un moment pour vous écrire. Nous avons un temps terrible, il tombe de l'eau à sceau. Les guitounes sont
à moitié remplies d'eau. Tout ce que l'on avait fait est effondré par la pression de l'eau. Les ravins sont changés
en véritables torrents. Nous avons de l'eau à des endroits jusqu'aux genoux. Au moment ou je vous écris le temps est
calme. tout le monde s'occupe de son fourbi et l'on chante "Vive messieur le Maire, la fête continue ".
faites pas de mauvais sang. Bonjour à tous. "

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envoi du 6 mars 1916

salonique victoire
salonique victoire
Salonique - Avenue de la Victoire
A ses parents.

" Chers parents,
je viens de recevoir votre lettre recommandée avec 50 fr et votre colis. j'en suis été très enchanté. je suis content de savoir que
René a reçu ma pièce de 50 centimes serbe. Avez-vous reçu deux autres lettres, l'une avec un sous turc, l'autre avec
un sous bulgare. tant qu'aux bagues, je suis entrain de les faire. je vous enverrai en même temps des pièces
serbes, bulgares, turcs. Je me suis occupé pour Delabriere, lui se trouve à Salonique et moi, je suis à côté de la
22° section. Tu me dis de faire une demande à Mr. Darblay, eh n'y compte pas, je ne suis pas de ceux-là, je fais mon devoir
et si je reviens comme je l'espère je pourrais jeter ça à la face de ceux qui voudront critiquer le dédain que tous nous ...."

suite sur la prochaine carte

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salonique roi
salonique roi
Salonique - Av. du roi Constantin
A ses parents.

"... devons avoir pour ces hommes inutiles et lâches. Je suis un homme et plus tard je ne veux pas rougir de mon passé.
Je vous avais parlé de permission, je suis en demeure de vous dire que je n'y compte plus car notre convoi de départ
a été coulé sur la Provence, alors jusqu'à nouvel ordre les permissions sont suspendues et ce qui fait encore plus,
c'est que l'on doit renvoyer de France des jeunes gens des classes 10, 11, 12, 13, 14, 15 pour renforcer et
nous, nous serions renforcer par les Serbes et les territoriaux. Je vous donne cela sous toutes réserves,
mais d'après les coups portés contre Verdun il n'y aurait rien de drôle. Enfin ne m'envoyez plus d'argent car nous ne pouvons l'utiliser.
Nous sommes toujours dans les mêmes conditions, nous travaillons toujours et nous nous faisons pas de bile.
Que veux-tu, j'aurai bien été content de vous voir tous mais le devoir avant tout.
Enfin, chère soeur soutient toujours les vieux parents et recommande leur de ne pas se faire du mauvais sang pour moi.
J'ai reçu également des nouvelles de Paris me donnant des nouvelles de Louis et de toute la famille. J'en suis été très content.
D'après les opérations de Verdun, est-ce que René est parti de Montereau ? Ecris-le moi de suite et donne-moi des détails.
Maintenant qu'allons nous faire, je l'ignore, mais s'il se provient quelque chose je vous tiendrai au courant.
J'ai fais la connaissance d'un sergent du génie qui a habité Essonnes longtemps et qui est de ma classe et qui
pour le moment habite Mantes. C'était un grand copain à Louis Mignon et à Denis le quincailler.
Maintenant nous sommes deux pays. Enfin chers parents, courage et espérance, en avant et toujours en avant, voilà
la devise d'un Français et non d'un renégat.
Bien le bonjour à toute la famille et embrassez bien les enfants pour moi. "

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envoi du 17 mai 1916

Graine de Poilu
Graine de Poilu
Graine de Poilu
A sa soeur.

" Chère Soeur, remercie beaucoup de ta carte mais de la graine de poilus, tu sais on n'en sème pas beaucoup.

Dans notre bled, depuis le mois d'octobre que nous n'avons pas vu une femme, ça commence à bien faire.
Dans ce moment les marmites tombent dans notre coin mais ne t'en fait pas. "

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envoi du 15 juin 1916

Niaoussa
Niaoussa
Souvenir de Niassoua
A son neveu.

" Graine de poilu, j'ai été très content de ta carte et te remercie beaucoup. Je t'envoie bien le bonjour.
Tu m'enverras une paire d'espadrilles. Par lettre au repas, j'avais oublié de vous dire que je suis au repos
dans le Ravin de Gavalaney pour 10 jours. J'ai quitté la légion le jour de la relève et je suis à la compagnie.
Embrasse bien René et Germaine pour moi. reçois de ton oncle ses meilleurs baisers.
Mets-moi des enveloppes en masse. "

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envoi du 14 juillet 1916

Salonique salonique
Salonique - Quartier des Tziganes
A ses parents.

" Ne soyez pas contrarié si je ne vous écris pas plus souvent. Je crois que vous devez avoir des nouvelles
chaque fois que vous allez en permission. Voilà 11 jours que nous sommes au repos. Je crois que nous devons
changer de secteur. D' après les tinettes (?) on se dirigerai sur Monastir et  Tlorina. Nous avons au
moins 100 kilos à nous appuié. Vous pouvez  jugez (r)  et par un temps comme nous en avons un 43 degré
à l'ombre. Chez nous la moitié est esquinté, nous sommes 5,6 par escouade, voyez plutot.
Moi toujours solide, pas encore une heure de maladie, je suis un des plus vieux à Salonique.
Dans les hopitaux, une vin(g)taine meurt toutes les semaines. ce qui nous tue c'est de boire de l'eau,.
Nous buvons une moyen(ne) de 3 litres d'eau par jours. Nous avons reçu 160 mulets de renfort et
nous avons rendu nos harabats*, tout le fourbi va se faire à dos de mulet alors on va encore pouvoir
se serrer la ceinture plus d'une fois avec tout ce bordel ce qui prouve qu'on va filer en Albanie.
Enfin il ne faut pas se faire de mauvais sang au bout du fossé la cu(l?)bute.

* petites carrioles à deux roues surtout utilisées en Afrique du Nord,
tractées par mulets et souvent employées par l'Armée à cette époque.

(renseignement transmis par une internaute).

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envoi du 14 juillet 1916

salonique hirsch
salonique hirsch
Salonique -  Quartier Hirsch
Adréssée à MARQUIGNON René

" René, quelques mots. Nous devons changer de secteur. Soi-disant que nous devons aller du côté de Monastir, Florina.
Je ne sais pas si j'ai raison, c'est d'après les bruits qui courent. Nous ne devons plus remonter en ligne
ou nous sommes. D'après moi, nous aurons au moins 100 km. Qu'est-ce-que l'on va prendre si tu attrappes chaud
à l'atelier. Nous autres, nous avons 44 degrés à l'ombre, juge au soleil. Il y en a la moitié qui sont esquintés par
les fièvres et dysentrie. Dans les hôpitaux, il en meurt 30 tous les jours.
xxx en bonne santé, ne t'inquiète pas. Aujourd'hui j'ai reçu de quoi faire un petit cadeau.
Le 16 je vais te faire une bonne surprise. Reçois de ton oncle une bonne poignée de main. "

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envoi du 14 juillet 1916

salonique fontaine blanche
salonique fontaine blanche
Salonique - La fontaine blanche
A sa soeur.

" Chère soeur,
je vais t'expédier un petit colis qui va contenir 2 portes-feuilles, 2 boîtes à cigarettes en plus de cigarettes grecs. Ces cigarettes
(sont du) tabac du Levant, il faudra en faire fumer une à mon neveu René. Il y a un porte-feuille pour mon beau-frère et une boîte à cigarettes,
un porte-feuille et une boîte pour mon neveu. Je te mets mon carnet et des papiers qui me concernent. Tu me feras réponse si vous recevez
tout en bon état. Comme je te le dis, l'autre carte aussitôt qu'il y aura du nouveau, je vous le ferais savoir.
Ne t'inquiète pas, je suis toujours en bonne santé. Quoi il arrive, je te le ferais savoir, d'abord à toi, afin de ne pas brusquer les parents.
Enfin pas de mauvais sang, je suis toujours en cottance ? Mais tu parles, qu'est-ce qui dégringole en fait de (mata...?) .
Pour les photos, le copain qui devait nous prendre est vacciné, alors peau de zobi. Quand je trouverai l'occasion, je ne la
laisserai pas passer. J'ai pris mes dispositions d'enveloppes. Pas drôle, il y a 15 jours que nous n'avons pas eu de courrier.
Moi j'écris tous les 3 jours, ne sois donc pas inquiète. Enfin embrasse bien les enfants et Parents.
Bien le bonjour à toute la famille. Ton frère qui t'aime. "

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envoi du 26 août 1916

salonique quai
salonique quai
Salonique - Le Quai
A sa soeur.

" frère, soeur,
ne te trouve pas surprise, je suis été 5 ou 6 jours sans écrire, j'ai été obligé de passer la torture de la fièvre. Mais ça ne m'a
duré que 3 jours avec 38 et 39 degrés. Enfin, que veux-tu, surtout n'en parle aux vieux parents parce que cela les tourmenterai.
Demain, on descend au repos, on parle d'un départ pour Monastir, sous toute réserve. Maintenant, à l'occasion de la Ste Marie,
je t'envoie tous mes voeux et une bonne santé ainsi qu'à ta prtite Louisette. celle-là, je ne sais quelle ne sera pas sa marraine
d'un xxx manque ce sera un poilu qui sera le parrain. (??)
Embrasse bien les enfants et souhaite bien le bonjour à René. Ton frère qui t'aime. "

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envoi du 10 septembre 1916

A mon poilu
A mon poilu
A mon Poilu
A ses parents.

" Chers parents,
rien de neuf, toujours aux éclopés sans me faire de bile. ce qui me tourmente le plus, c'est que je n'ai pas de nouvelles
depuis 1 mois avec tous ces fourbis. Enfin j'espère que mes lettres vous trouveront en bonne santé.
Je ne puis rien vous dire du front, nous ne savons rien, rien en Grèce, tout est calme aux prix de ces jours derniers.
Voilà les pluies qui vont faire leurs apparitions. voilà 3 jours ou nous subissons des trombes d'eau mais (xxx).
Pour le moment ne m'envoyez rien, je ne sais pas encore comment je vais m'orienter. Je vous le ferai savoir.
Envoyez une (xxx) de francs. Si je ne puis m'en servir, je vous les enverrai. Quand je voudrais quelque chose
je vous ferai ma commande. Bien le bonjour à toute la famille et embrassez bien les enfants pour moi sans
oublier la petite Louise qui nous fera manger les dragées après la guerre. "

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envoi du 11 septembre 1916 ?

carte fleurie
carte fleurie
Carte fleurie
Envoyée par sa soeur.

" Cher  Eugène,
tout le monde se porte bien et nous espérons tous que tu sois de même et que tu restes le plus longtemps posible où tu es.
Mais ce quz nous voudrions ce serait que ces maudites fièvres se passe car tu dois souffrir.
Nous n'avons pas de tes nouvelles depuis le 27 août. Le temps commence à devenir long. Enfin bonne santé.
Ne te fais pas de bile à notre sujet. Les parents et les enfants ainsi que moi nous t'embrassons tous de xxx. "

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envoi du 28 décembre 1916

carte brodee
carte brodee
Bonne Année - carte de voeux brodée
A ses parents.

" Chers parents,
c'est avec plaisir que je viens de recevoir de vos nouvelles. pour le moment je suis toujours en bonne santé et
je souhaite que ces quelques lignes vous trouverons de même. Dans ce moment, nous sommes montés en
tranchées le 26. Vous savez, il ne fait pas chaud, nous sommes dans des marais et ce n'est pas le rêve.
Tout à l'heure, j'ai été à la chasse. Tu diras à Bout de Zan que je n'ai rien tué. 140 tatas (?), vois de là si
nous sommes jolis. Enfin que veux-tu c'est la guerre. J'ai reçu votre lapin le jour de la Noël et j'ai été
très content. Toute ma correspondance m'arrive comme il faut. Vous ne m'en voudrez pas, cette fois-ci
car il fait tellement froid que nous ne pouvons écrire. C'est que nous autres, nous n'avons pas de charbon
dans les tranchées. Je crois que nous sommes dans une drôle de situation, nous devons changer de secteur dans
quelques jours. Je ne puis vous en dire davantage, tout ce que je sais que nous serons encore plus mal, alors!
Enfin ne vous faites pas de bile et on songe pas à la fin, dans 2 ans peut-être et encore...
Moi je prends le temps comme il vient et je ne m'en fait pas. Je viens à l'instant de recevoir une lettre du 14
ou du 13 de Paris me disant que la marraine avait la grippe. Ce que j'ai prévu arrivera, nous ne sommes
pas encore à la seconde partie et la fin sera plus trouble qu'on le pense, la Révolution peut-être. (!!!)
Enfin, chers parents, recevez d'un vieux Zouave ces meilleurs souhaits.
Votre fils, frère, oncle qui vous aime tous tendrement. "

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envoi du 12 avril 1917

Salonique Yedi-Koule
Salonique Yedi-Koule
Salonique - Vue panoramique Yedi-Koulé
A ses parents.

" Chers parents,
ne vous inquietez pas, je suis toujours en traitement et je suis très bien soigné. Je suis proposé pour la France.
Mais je ne sais quand nous partirons car pour le moment tout départ pour Toulon est suspendu momentanément.
N'importe comment je suis toujours pour un bon mois à l'hôpital de Salonique. Enfin quoiqu'il arrive, croyez ce que je
vous dis. Maintenant la température est normale, mais beaucoup de fatigues. Enfin pas de mauvais sang, je tiens le bon bout.
Votre fils qui vous aime. "

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envoi du 24 mai 1917

billet
billet
Qu'il soit petit ...
A son Bout de Zan ?

" Mon vieux bout de Zan,
je viens de recevoir ta lettre du 14 avril, je suis heureux de te savoir en bonne santé ainsi que tes frères et soeurs.
Moi, la santé est bonne et je suis toujours au dépôt en attendant mes feuilles de convalescence. je ne compte pas partir
avant la première quinzaine de juin. En tout cas je donnerai des nouvelles de temps en temps. Seulement de ton
côté, il va falloir me faire voir ton travail et tu sais si toutefois ça ne me plait pas gare la castagne.
En même temps tu diras à René qu'il peut apporter son porte-monnaie car tu sais je suis à peu près fauché.
Et tu (xxx) pas le moment de faire de la rouille autrement ça pourrait bien.
Tu donneras bien le bonjour à ton (xxx) pour moi. Embrasse bien toute la famille pour moi et reçois
de ton oncle une bonne poignée de main et attention ouvre l'oeil et le bon. "

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envoi du 5 juillet 1917

femme au bonnet
femme au bonnet
Femme au bonnet
A son Bout de Zan ?

" Mon vieux Bout de Zan,
je viens de recevoir 2 lettres dont une avec 20 fr. Je commençais à désespérer, il y avait déjà 2 mois que je n'avais rien reçu.
Je suis toujours en bonne santé et je souhaite que vous soyez tous de même. J'attends toujours mes feuilles mais je ne
désespère pas, c'est toujours autant de gagné. Ce qui nous retarde ce sont les départs des mineurs.
Enfin ne t'en fais pas puisque je suis sûr de ne pas remonter en ligne. Aussitôt que je serais avisé je vous le ferais savoir.
Ta mère me parlait  komman ? Qui est sur le Divona (?) dit lui que j'ai eu l'occasion de voir ce bateau mais que maintenant
des camarades je n'en ai plus. Maintenant je suis devenu philosophe, que veux-tu après bientôt 3 ans ont tiré sur le sauvage en plein (??).
Embrasse bien tes frères et soeurs, parents et grands-parents et reçois de ton oncle une cordiale poignée de main. "


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envoi du 12 juillet 1917

monastir gare
monastir gare
Monastir - Vue de la gare
A ses parents.

" Cher père, tu dois t'en faire du mauvais sang, je n'en doute mais patiente encore.
Je pense partir avant peut (être) fin de juillet. Aussitôt que je serai débarqué, je vous enverrai une dépêche.
En tout cas tâche de faire des économies car tu sais je compte au moins 45 jours.
Bien des choses à mon oncle Louis et toute la famille de ma part. Ne voyant plus rien à t'apprendre,
reçois de ton fils une cordiale poignée de main. "

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envoi du 12 juillet 19??
Monastir mosquee detruite
Monastir mosquee detruite
Monastir - Mosquée démolie
A ses soeur et beau-frère.

" ça chiai de ce coin ( à dire behec) (??!!) sur les murs, écriture turc.
Chère soeur et beau-frère, neveux, nièces, chers parents.
Je viens de recevoir votre dernière lettre du 19 juin. Laquelle me dit que vous n'avez rien reçu depuis le 24, je suis tout confus
car j'écris régulièrement tous les 3 ou 4 jours. Vous oubliez sans doute que la censure est là. enfin je suis heureux de vous
savoir tous en bonne santé, petits et grands et je suis content que René soit rentré à l'usine il y en a assez sans lui.
Moi, je ne me fais pas de bile, pour le moment la guerre peut bien durer, j'attends toujours c'est autant de avril à fin de
juillet plus août septembre. Ne vous faitres pas de mauvais sang et surtout pas de blagues (à dire zobi) (??)
Dit à René qu'il fasse son possible pour revoir Savettes et Perrin car j'ai l'intention de gratter quelques temps
aussitôt mes affaires terminées (???). Console bien les vieux parents, dis leur qu'ils ne se fassent pas de mauvais sang car
regarde si j'étais parti en France en mai, je serais déjà parti sur le front. Le hasard, que veux-tu, tu es bien drôle.
Le destin nous apprendra l'avenir. En tout cas le meilleur moyen c'est de faire comme la chanson "à quoi bon s'en faire".
Ton frère qui vous aime tous. "

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envoi du 13 juillet 1917

Souvenir de Salonique
Souvenir de Salonique
Souvenir de Salonique
A ses parents.

" Chers parents,
étant certain que vous allez recevoir des lettres de camarades du front adressées à mon nom, je vous recommande de
ne pas les décacheter en quoi que ce soit. plus tard, je vous dirai le pourquoi (vous avez qu'à comprendre en camarades) (!!).
Je compte donc sur votre discrétion. Moi ça roule, toujours rien de neuf si ce n'est que nous avons eu un mistral qui nous a
aveuglé de poussières. Vous pouvez recommandre à André dit le député des longs museaux, directeur des longues oreilles (!!!)
à ce que je lui ai déjà dit autrement il pourrait lui en cuire pour sa peau.
Votre fils, frère et oncle qui attend avec impatience le plaisir de vous revoir. "

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Lettre sans date


          Tache de me conserver du bon pinard, des artichaux et des salades à seul fin que je m'en mette plein le lampion. Dis à mon oncle ? de souhaiter le bonjour à mon Vieux Père Henry ? et si tu vois M. Perrin ? donne lui des nouvelles dit lui que je compte toujours sur lui. Ce mouchoir est pour Germaine.
mouchoir
A qui ?

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envoi du 15 juillet 1917

belgrade
belgrade
Vue générale de Belgrade
A ses parents.

" Chers parents, mes papiers sont arrivés. Je compte partir d'un jour à l'autre.
Le tout compris me fait 51 jours. Je vous embrasse tous, petits et grands, votre fils. "

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envoi du 21 octobre 1917

Versailles temple amour
Versailles temple amour
Amitiés de Versailles - Temple de l'Amour
A ma grand-mère.

" Chère Germaine,
je viens de recevoir de ton bureau ta lettre. je suis très heureux de te savoir en bonne santé ainsi que toute la famille.
Tant qu'à moi, la santé est très bonne et dit bien à ton grand-père et grand-mère qu'ils n'ont pas besoin de se faire
du mauvais sang. Depuis mon entrée à l'hôpital, jamais je n'ai eu aucun accès. (?) Je suis très heureux que tu es pu
trouver quelque chose à seule fin de te perfectionner dans ta future profession. Je te souhaite de réussir, de
satisfaire tes patrons le mieux que tu pourras à seule fin d'obtenir de très bonnes références pour plus tard.
En effet, je vois que ça te fais beaucoup de chemin, mais que veux-tu, il faut un commencement à tout.
Le principal est de toujours écouter les bons conseils et de laisser les mauvaises fréquentations.
Je suis content que Louisette soit toujours en bonne santé tant qu'André, je pourrais peut-être bien lui
tirer les oreilles avant peu. Ne voyant plus rien à te dire, reçois de ton oncle tous ses baisers affectueux. "

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envoi du 12 novembre 1917

Versailles Orangerie
Versailles Orangerie
Versailles - L'Orangerie
A ses parents.

" Chers parents,
quelques mots pour vous donner des nouvelles. Pour le moment ça va toujours. Aujourd'hui je suis proposé pour
sortir  jeudi 25. Je dois passer la première commission samedi. Je vous donnerai les résultats. En tout cas ne vous
faites pas de mauvais sang, la santé est toujours bonne et je souhaite que cette carte vous trouve de même.
Je vous tiendrai au courant de la situation. Embrassez bien les enfants pour moi et bien le bonjour à toute la famille de ma part.
Votre fils pour la vie. "

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envoi du 17 novembre 1917

Versailles Petit Trianon
Versailles Petit Trianon
Versailles - Le petit Trianon
A ses parents.

" Chers parents,
je viens de recevoir votre dernière lettre qui contenait les 10 fr. Mais maintenant, il sera inutile de m'envoyer de l'argent
tant que je ne vous en demanderait pas car je travaille tous les après-midi dans une école d'horticulture.
J'écosse des haricots, je bêche, en fin je passe le temps. Je touche 1fr20 par jour, alors ça biche. La santé est toujours
la même, ne vous faites pas de mauvais sang et je souhaite que vous soyez de même.
Rien de nouveau au sujet de mon départ, peut-être 8 ou 15 jours. Il ne faut pas vous en faire.
Je vous embrasse tendrement. Votre fils pour la vie. "

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envoi du 11 juillet 19??

carte militaire
carte militaire
Carte postale à l'usage du militaire
A MARQUIGNON René.

" Cher René,

quelques mots. Toujours la même chose. Hier a commencé l'arrivée des convalots comprenant 30 jours et 
21 jours de permission. Mon vieux bouffi, tu peux toujours apprêter ton porte-monnaie car tu sais qu'est ce qu'on
va se mettre dans les lampions, alors tant pis pour le buhe ? Tu peux toujours dire à André qu'il peut
ses oreilles, qu'est ce que je vais y passer et tu sais si Germaine ne me plait pas, j'aurai bientôt fait de lui donner une rouste.
Aussitôt arrivé à Marseille, je t'enverrai une dépêche. Celui qui te la serre. "

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Lettre du 1 juillet 1918

Chers parents,
            quelques mots. Nous sommes arrivés dans de bonnes conditions. Nous nous trouvons à une dizaine de kilomètres de Sens, dans un petit bled où il y a 5 ou 6 maisons. On n'y trouve absolument rien, ni pinard, ni cidre ou alors ce que l'on nous vend est exécrable. Seulement, par contre, nous sommes très bien nourris : pinard, 2 quarts par jour, 3 le dimanche et le jeudi. Comme je vous l'ai dit dans ma dernière, je comptais avoir une permission mais maintenant il est inutile d'insister nous avons à faire à un vieux maboul de commandant. Nous sommes cantonnés une compagnie d'un côté, l'autre de l'autre et ce dépôt de zouaves va comprendre tous les 4 régiments Milly, Saint-Denis à la gare. je crois que nous ne resterons pas longtemps là car tous les jours il y a des départs. Tenez, hier, a eu lieu 180 pour le 9° tirailleurs. Enfin je vous tiendrai au courant le mieux possible. Pour le moment, je n'ai besoin de rien, quand j'aurai besoin de quelque chose je vous le dirai. Je compte que les aéros doivent vous laisser tranquille tant qu'à mot ça va toujours (?). La santé est toujours bonne et je souhaite que cette lettre vous trouve de même. Pour le moment je ne vois plus rien à vous dire. Recevez de votre fils toutes ses amitiés. Embrassez bien les enfants pour moi et toute la famille.
3° Zouave 20° Bataillon 78° Compagnie Secteur 188.
A ses parents.

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Lettre 1918 ?

Chers parents,
quelques mots pour vous donner des nouvelles. Je suis toujours en bonne santé avec un bon cafard, mais ça c'est par-dessus le marché. Nous sommes toujours à la même place et il n'y a encore rien de nouveau pour nous. Nous en sommes toujours au même point qu'ily a 15 jours. Quand il y aura du nouveau, je vous le ferai savoir. J'ai été très bien reçu, votre lettre et votre mandat. Une autre fois ne m'envoyez plus de mandat, mettez-moi des billets car les mandats demandent trop de temps à toucher, des billets c'est plus commode. Comme on nous a donné un chandail il y a 15 jours, je ne veux pas le jeter, il est tout neuf. Donc je vous l'envoie en colis recommandé. Je vais vous l'expédier lundi. Pour le moment, je ne vois plus rien à vous dire. Recevez de votre fils, frère, oncle et beau-frère toutes ses amitiés. Lorsque je vous mettrais des choses qui ne doivent rester ignorées je ne vous mettrais pas chers parents ni ne les signerais pas, si elles sont ouvertes, vous ne me connaissez pas. Et toujours regardez les dernières lettres de chaque ligne quies noms de la localité où je me trouverai. (!!!)
A ses parents.

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Lettre du 6 juillet 1918

Chers parents,
            je viens de recevoir votre dernière lettre me diant que vous avez été à Pouillys avez eu raison et partir que vous avez de meilleur. je ne peux vous dire ma façon de penser mais sûrement ça sent mauvais, il vaut mieux tenir que de courir. Gardez juste votre nécessaire chez ma tante, tout sera mieux en sûreté. Moi je me morfond, voir tout cela, on est bien forçé d'y passer. Maintenant voilà jusqu'à ce jour, je ne vous avais rien demandé mais il faudrait que vous m'envoyiez un rasoir et blaireau car le mien a été perdu puis une bouteille d'alcool de menthe, du camphre avec 2 ou 3 petits sachets comme d'habitude 2 petites boîtes pour les Darthis. Ne mettez aucune conserve. Chez vous, si vous n'êtes pas heureux, nous non plus, nous mangeons des biscuits, cen'est pas rose. Enfin fais ça pour moi. De suite pour cette semaine car il faut compter partir d'un moment à l'autre. Enfin la santé est bonne et je souhaite que ces quelques lignes vous trouverons de même. Je voudrais bien vous voir car j'aurai bien des choses à vous dire à tous. Tous me parle de tabac, un paquet tous les 15 jours, on se la serre. Je souhaite que René a eu son sursis renouvellé. Embrassez bien les enfants pour moi. Vous tous, je vous embrasse. Votre fils pour la vie. Mettez-moi 3 de mes photos dans votre prochaine lettre.
A ses parents.

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Lettre du 6 juillet 1918

Chere nièce,
            je viens de recevoir ta lettre du 25 juin je suis heureux de te savoir en bonne santé ainsi que toute la famille, moi la santé est toujours bonne mais depuis qu'il a fallut repprendre le sac avec le chargement de campagne eh bien tu sais ça été dur surtout depuis 18 ? mois que j'avais réussis à leur introduire ? mais que veux-tu il faut suivre le destin. Pour le moment je suis toujours à C... et on a beau être dans la zone on nous la fait sauter comme à la Valbonne ? et en sur plus tous les jours marche d'une vingtaine de kilomètres avec sac complet, godasses, toile de tente et tout le fourbi ah nom de Dieu.
Tu me dis que Grand-Père et Grand-Mère ont été porter du linge au Morvan tout ça, ça ne me donne pas grands détails et je n'y vois pas grand chose où chez qui il faudrait me donner de nouveaux détails. Dis moi dans ta prochaine si ton père a eu son sursis renouvellé et donne moi des nouvelles de René et André. que fait-il est-il toujours en permission je n'en vois rien dis-moi si tu as des nouvelles de l'oncle Louis ? de Bourges ? Tant qu'aux permissions je crois que c'est passé aux calendres grecques en tout cas je me suis fais faire une fiche du mois de février et n'importe comment avant de partir je me démerderais bien pour aller vous voir. En effet je ne comprends pas le langage de Louisette mais je vois bien qu'elle penses tout de même à son oncle et j'en suis bien content. Enfin pour le moment je ne vois plus rien à te dire et reçois de ton oncle tous ses baisers affectueux. Embrasse bien ton père, ta mère, André et Louisette pour moi.
A sa nièce, ma grand-mère âgée alors de 15 ans.

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Lettre du 10 juillet 1918 depuis Cerisiers ?


          Rien de changer dans la situation nous sommes toujours ici à faire les pantins que voulez-vous je crois que (nous) allons partir pour nous rapprocher de Sens a seul fin de constituer un bataillon de marche avec des slaves et des polonais je ne puis vous l'affirmez mais c'est les nouvelles du jour. Donnez-moi des nouvelles d'Essonnes ainsi que de toute la famille. Pour le moment la santé est très bonne et je souhaite que c'est quelques lignes vous trouverons de même. Embrassez bien les enfants pour moi et toute la famille. Votre fils pour la vie.
A ses parents

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Lettre du 2 août 1918
Chers parents,
    je ne voulais pas vous écrire avant de savoir mon adresse définitive. nous sommes allés rejoindre notre régiment comme renfort. Nous sommes pour le 9° Zouave qui, pour l'instant, est au repos. Nous avons beaucoup fatigué par cette chaleur, mais la santé est toujours bonne et je souhaite que ces quelques lignes vous trouvent de même. Il faudrait que vous m'envoyiez une vingtaine de frs car avec le voyage que nous avons fait, je suis complètement à sec. Donc je compte dessus le plutôt possible et si vous pouvez m'envoyer une paire d'espadrille petite pointure, un peu de savon et de l'alcool de menthe. Pour le moment, je ne peux vous en dire davantage. Voici ma nouvelle adresse : BONNEAU Eugène, 9° Zouave, 11° Compagnie, Secteur Piste 165, 3° Bataillon.
A ses parents.

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Lettre du 4 août 1918

Chers parents,
        je viens de recevoir votre dernière lettre datée du 26 juillet. Je suis toujours heureux de vous savoir comme d'habitude en bonne santé. Comme je vous l'ai dis sur ma dernière lettre, toujours en repos en attendant autre chose. Tant qu'on a la santé, ça va toujours pour l'instant, nous n'avons pas à nous plaindre comme nourriture. Mais comme discipline, on est serré par rapport à la classe 18, car c'est nous qui les encadront. En tout cas, moi je m'en balance. Tu me dis que Maman se trouvait aux champs avec André et qu'un avion boche a passé au-dessus d'eux. En effets si les forts (?) tiraient dessus, ils ont dû avoir une frousse. Eh bien quand vous vous trouvez n'importe où et que vous ne pouvez pas vous cacher, vous n'avez qu'à vous coucher par terre et ne plus bouger. vous êtes sûr de ne pas être vus. J'ai été tout surpris de ce que tu m'as appris de Nivet. En effet nous étions de la même classe, mais disparu ne veut pas dire mort, tout au moins je le souhaite pour cette famille. En effet, les gas de la classe, sauf les embusqués, qui ont toujours été à la rifflette deviennent rares. Enfin que vous voulez-vous, au bout du fossé, la culbute. Si je dois en revenir, c'est inscrit à cette xxx, je m'en balance pour l'existence que je mène, si on en revient l'existence est tout au moins à moitié foutue. de position, il ne faut plus y compter, j'ai trop voyagé et je sais trop ce que c'est que la vie. D'ailleurs pour mon compte, j'ai plus que mon compte et à cette heure je ne me gêne pas. Des recommandations ne t'en fais pas. Un vieux chacal sait toujours se démerder. J'ai toujours eu l'habitude de me débrouiller seul et ma foi jusqu'à cette heure, je n'ai pas à me plaindre. mais c'était pas le 9° Zouave que j'avais rêver. En tout cas, si j'étais fais prisonnier, ne t'en fais pas, on ne nous fout pas la patte dessus comme ça. Je suis heureux que René soit encore là car ça chie dur et où nous nous quel trafic. Pour un sale coup, çaen a été un pour les fritz et c'est pas encore fini puisqu'on est en train de danser, eh bien dansons jusqu'au bout (puisque les embusqués tiennent bon à l'intérireur). Maintenant, autre chose, tu me rapporte des choses, en deux mots voilà mon dû. Le papier n'est pas grand chose si toutes fois ça ne dépasse pas mille frs, ça aura toujours ça comme valeur. (Les idées de mon père ne sont peut-être pas mauvaises). Comme les parents voudront faire, laisse-les, ils se sont assez privés. Maintenant au sujet du chandail, eh bien, je croyais toujours passer par Corbeil et ma foi manarfle (?), alors en arrivant au Bourget, je me suis débrouillé et je suis allé à Paris, chez la tante Nine. Justemetn elles étaient parties à la campagne à mon grand regret d'ailleurs. Alors j'ai donc causé au concierge en lui donnant toutes les explications nécessaires et je lui ai remis le colis pour qu'il le remette à ma tante pour qu'elle vous l'envoie. Voilà toute l'affaire. Nom de Dieu, je croies bien que je suis cocu, ça fait déjà 8 jours pas de lettres de la poule. Il y a encore un américain là-dessous, pas possible. Va peut-être avoir des explications et puis ma foi, il ne faut pas y trouver drôle, on recognera dans une borne et il en sortira bien une autre. pour le moment en voilà assez. Embrassez bien les enfants et recevez toutes mes sincères amitiés.
A ses parents.

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Lettre du 8 septembre 1918

prisonnier
prisonnier
Prisonnier en Allemagne
à Dülmen
Chère Soeur, Beau-frère, Neveux et nièce,
    je profite de cette carte pour vous faire parvenir des nouvelles pour le moment la santé est toujours bonne et je désire que vous soyez de même il ne faut plus vous faire de bile un jour on en reparleras moi je ne m'en fais pas. Vous prendrez connaissance de la lettre que j'écris chez nous. Je vous embrasse tous.
A sa soeur, son beau-frère, ses neveux et nièce.

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disparu
Avis de disparition 13 septembre 1918

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enquete militaire
Enquête militaire

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Lettre du 15 septembre 1918

Chers Parents,
    avez-vous reçu de mes nouvelles êtes-vous rassurez moi pour le moment la santé est toujours bonne je souhaite que vous soyez tous de même faite donc votre possible pour m'envoyez 2 colis tous les mois un de 3 kilos et l'autre de 3F le premier expédier au nom de Bonneau et l'autre au nom de Marquignon. Dimanche une lettre et carte. Ayez confiance et courage
Voici mon adresse exacte :
Grandenz (Westpressen) 27 Nbre 1918
Bonneau Eugène 9° Zouave, bloc Ordonnances
Gefanpenenlager Grandenz Allemagne.
A ses parents.

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envoi du 12 octobre 1918

recherche suisse
recherche suisse
Carte postale de recherche

" Notre délégué en Allemagne a vu le soldat or domaine (?) Bonneau Eugène le 29 sept
au camp de Granduz. Il n'avait pas encore reçu de nouvelles de vous. "

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Lettre du 29 octobre 1918

Chers Parents Frère Soeur Neveux et Nièces,
    Vous écrivant régulièrement toutes les semaines je suis à me demander si vous recevez mes lettres et cartes oui ou non. De mon côté je n'ai encore rien reçu de vous mais je compte que maintenant ça ne tardera pas ce qui me fera grand plaisir car je commence à m'inquiéter malgré tout je compte que cette lettr vous parviendra et vous trouvera tous en bonne santé Petits et grands. De mon côté ça roule toujours on passe son temps comme on peut la santé est bonne c'est le principal que voulez vous sans faire n'avance à rien. Plutard vous me donnerez des détails sur la lettre que je vous ai envoyé pour remettre au Maire d'Essonnes et la réponse qu'on vous a faites. Dites donc à mon beau-frère quand il aura un moment de temps cet hiver qu'il me rarange mes souliers qu'il y remette des demies semelles par la même occasion. Ecrivez à ma cousine Marie-Louise ? en lui disant de ma part qu'elle prenne soin de mes affaires.
Avez-vous donnez de mes nouvelles à Josnes surtout n'oubliez pas. Quand vous m'enverrez des colis ne mettez pas de conserves ça coute trop cher mettez moi des haricots, du riz, des pates, de la graisse, du tabac je compte que quand vous recevrez cette lettre je ne serais pas loin de recevoir votre premier coli et il sera le bien venu croyez le. Pour le 1° janvier un vieux lapin comme vous m'en aviez envoyez un à Salonique. Je compte que vous faites parvenir des nouvelles à toute la famille. J'oubliais je suis avec un proche des Sablons à coté de Montereau justement c'est un vieux célibat et on se promet quelque chose pour plutard en causant chaque soir du pays, chose bizarre il a connu Pellerin, Carini de Villabe, causer du pays ça fait passer le cafard mais en fait de pinard ceinture. recevez de votre fils, Frère, beau-frère et Oncle tous ses baisers affectueux.
A sa famille.

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Mes recherches généalogiques actuelles ne m'ont pas encore permis de mieux 

connaître la destinée du frère de mon arrière grand-mère.

A suivre donc ...

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