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Retour Correspondances Correspondance de BONNOT Eugène frère de mon arrière-grand-mère paternelle jusqu'au
mois de mai 1915 : date de départ pour la Tunisie,
la Grèce et les Balkans
Liste des cartes postales représentées (nom, code postal, nombre) Château de Castelnaud 24??? (1)
Corbeil 91000 (1) Cravant 45190 (1) - Josnes 41370 (2) La Charité-sur-Loire 58400 (1) Montargis 45200 (3) Montereau 45260 (2) Terrasson 24120 (1) Saint-Germain-en-Laye 78100 (1) Sarlat 24200 (1) Cliquer sur les images pour agrandissement envoi de février 1904
" Mon cher cousin que dois-tu penser de moi ? Tu t'étonnes peut-être de mon silence. C'est que nous avons fait dernièrement un voyage dans les Deux-Sèvres. En revenant de là-bas j'ai attendu encore pour pouvoir t'envoyer mon cher cousin une vue de notre petit pays. Maman se joint à moi pour t'embrasser bien fort ainsi que tes bons parents. Ta petite cousine affectueuse."
envoi du 11 mai 1904
" Mon cher cousin si la maladie vous a retardé pour écrire elle m'a également retardé pour vous répondre. J'ai été grippée plus de huit jours, enfin je suis rétablie et j'espère qu'il en est de même pour vous et que votre santé ne mettra pas d'obstacle au voyage de Josnes depuis si longtemps remis. Quand donc décideras-tu tes bons parents cher cousin ? Peut-être seras-ce nous qui nous déciderons avant et cet été irons vous voir. Mais l'un n'empêche pas l'autre et nous espérons fermement vous revoir cette année. Il y a très longtemps déjà que nous n'avons pas entendu parler de ton oncle Louis et de ta cousine Clémence mon cher Eugène. Que deviennent-ils ? Embrasse bien des fois tes bons parents pour nous et reçois cher cousin mes meilleurs baisers. Ta petite cousine affectueuse." J'ai une photo de la cousine Clémence;
envoi du 20 août 1905
" Cher
cousin. Nous
sommes heureuses de voir que vous êtes arrivés à bon port malgré le
retard que vous avez eu. Nous sommes très contentes de vous avoir enfin reçu chez nous et nous ne souhaitons qu'une chose. C'est que bientôt vous reveniez en amenant avec vous notre bonne cousine que nous serions si heureuses de revoir aussi. Nous te prions cher cousin de bien embrasser tes bons parents pour nous et de recevoir nos baisers affectueux. Ta petite cousinette."
envoi du 23 décembre 1909
" Je suis bien arrivé à Mesves et j'ai trouvé mon
oncle François en bonne santé et très content de ma visite. je me suis occupé de l'affaire que vous savez et vous avez du recevoir ma lettre. Je vous dirais les résultats lorsque j'irais en permission. j'ai reçu des nouvelles de ma grand-mère, je vais les voir demain. J'ai eu des nouvelles de la Marches (?). Mon oncle est très malade, je vais les voir demain aussi. J'ai été voir Mr. Bossnat et tous les copains de mon père, ils sont très contents de vous en voyant que vous pensez toujours au pays. Bien le bonjour à Marie et ses enfants. Votre fils pour toujours. "
envoi du 7 mars 1910
" Je vous écris ces deux mots pour vous donner de mes nouvelles. je me porte bien et je désire que ma carte vous trouve de même. Je crois qu'avec le beau temps que nous avons en ce moment vous pouvez commencer à jardiner et que dans une dizaine de jours nous pourrons travailler ensemble. Lorsque je partirais en permission je passerais peut-être par Paris. Je n'ai encore reçu aucune nouvelle du Fours (?). J'attends de vos nouvelles le plutôt possible. bien le bonjour à toute la famille de ma part. "
envoi du 4 juillet 1910
" Deux mots pour
vous demander de vos nouvelles et en même temps vous en envoyer des
miennes. Pour le moment je me porte bien et je désire que vous soyez de même. Vous ne m'avez pas répondu à la lettre que je vous ai envoyé au sujet de mon oncle Louis. Est-ce que j'ai envoyé la lettre oui ou non voilà ce que je voudrais savoir. Ecrivez-moi en me donnant de leurs nouvelles et dites-moi s'ils sont venu vous voir. Depuis 15 jours nous avons un temps épouvantable, de l'eau tous les jours sans discontinuer et avec tout cela forcé de marcher quand même. Samedi nous prenions le piquet à 5h du soir et il y avait retraite et comme nous étions de piquet forcé de suivre la retraite en arme. Nous avons eu l'eau pendant 1h 1/2 sur le dos et pour comble dimanche comme il y avait concours régional de tir nous (nous sommes) tapé le tir pendant 4h 1/2 du matin jusqu'à 5h 1/2 le soir et pour comble nous avons eu pour ne pas changer de l'eau toute la journée. Enfin il ne faut faire attention à tout cela, c'est le métier qui veut cela. Aujourd'hui repos bien mérité. Comme je vous l'avait dit la dernière fois, vous pouvez compter sur moi pour le 14 juillet. J'arriverais sur les coups de 1h 1/2 de l'après-midi. S'il n'arrive rien j'emmenerai mon copain avec moi. En tout cas s'il arrivait quelque chose je vous le ferait savoir et c'est du 44j demain matin (?). Avez-vous reçu des nouvelles de mon oncle François, moi j'en attends tous les jours. bien le bonjour à toute la famille de ma part. Votre fils pour la vie. "
envoi du 8 octobre 19??
" Chers parents. Je me porte
bien et je désire que vous soyez de même. Quand à moi je ne me fais pas
de bile, je prend le temps comme il vient. J'ai (?) déjà sorti en ville 3 fois après la soupe. J'ai vu tous les copains d'ordre la pipe (?) et toute la clique d'Essonnes. Mercredi, j'ai sorti (?) avec René Dusseray et le beau-père. Maintenant quand vous m'écrirez (?) vous aurez la bonté de me dire que fait mes lettres afin que je sois fixé sur bien des choses. J'ai écris à Louis ainsi qu'à mon oncle François. Souhaitez bien le bonjour à mon oncle Louis ainsi qu'à Marie et ses enfants de ma part. Voici mon adresse 82° de ligne, 3° Cie Montargis. J'espère aller à Mesves le dimanche avant la Toussaint et chez vous à la Toussaint en même temps, vous aurez la bonté de dire à Louis Bourdeleau de gonfler mon vélo de ma part, car maintenant il doit être à plat. Bien le bonjour aux voisins. "
envoi du 19 octobre 1910
" Chers parents. J'ai très
bien reçu votre lettre et je suis très content de vous savoir en bonne
santé. Tant qu'à moi, malgré le service, je me porte assez bien. La dernière fois que je vous ai écris, j'avais oublié de vous dire que j'avais eu la visite de René à Montargis et en même temps il m'a remis la lettre de mon oncle Louis. Pour l'instant il n'y a pas eu d'incident chez nous et nous n'en sommes pas fâché car depuis que nous sommes arivés il y a eu 8 jours, nous nous sommes juste reposé 1 journée 1/2, le reste est de la garde et nous avons encore de la chance qu'il ne tombe pas d'eau. Je ne vois plus rien à vous dire pour le moment. Votre fils pour la vie. " " Ces incidents seraient-ils ceux consécutifs aux mouvements de grêve générale décrétés en ce mois d' octobre 1910 par les cheminots ? "
envoi du ? octobre 1910
" Chers parents. Je vous écris ces quelques lignes
pour vous dire que je suis à Montereau à la garde de la gare. Nous sommes parti de Montargis mercredi à 4h du matin et nous avons pris la garde le soir d'après les indications du lieutenant. Tout va bientôt être arrêté où je suis. Les trains de l'est ne marchent plus mais aucun conflit ne s'est produit et il faut espérer que cela dure. Combien de temps nous allons rester là, je ne puis vous le dire. 15 jous, 1 mois, nous ne savons rien. En tout cas si vous pouvez m'envoyer de l'argent avant que tout soit arrêté, vous me feriez bien plaisir car nous prenons 48h de garde d'un coup et pas moyen de dormir ni de sortir de la gare. Tout est hors de prix au buffet. Lorsque vous m'écrirez, vous mettrez à suivre sur l'enveloppe afin que je la reçoive. Pour le moment nous sommes tous très fatigués. Depuis mercredi que nous nous ne sommes pas couchés. Je n'ai pas eu de chance, le II° Bataillon est parti pour Paris et nous, nous sommes 1° Compagnie à Sens, l'autre à Malherbes et nous à Montereau. J'espère recevoir de vos nouvelles. Votre fils." " Cette garde de la gare de Montereau corrobore-t-elle l'avis émis ci-dessus ? "
envoi du 22 septembre 1914
" Chers parents, deux mots
pour vous donner des nouvelles qui pour le moment sont assez bonnes,
sauf une petite blessure, un éclat d'obus à la tête. Ne vous inquiétez pas, mon état est satisfaisant. Harry est blessé au pied. Rousseau 2 balles, une au bras gauche, l'autre au côté. Des gars de Corbeil aussi. Ne pas faire part de cette lettre à Mme Harry. Votre fils. A l'heure où je vous écris je ne sais pas où nous allons. "
envoi du 21 octobre 1914
" Chers parents,
je profite d'un petit moment pour vous donner de mes
nouvelles. Je suis en bonne santé sauf que j'ai très mal au pied occasionné par le froid (...). Dans ce moment nous sommes (...). Nous ne trouvons absolument rien à (...) commençé à souffrir de la (...) ayez la bonté de m'envoyer 1k de chocolat, 2 paires de chaussettes de laine, une paire de gants de cycliste et un paletot de cuir encore assez grand de manière à pouvoir (...) dessous, du tabac. vous embrasserez bien les enfants. "
envoi du 24 février 1915
" Je dois être hospitalisé à Sarlat dans la Dordogne. Ne vous inquietez pas. Je suis aussi bien portant que possible, aussitôt lettre suit. Un dérangement pour vous serai inutile. Je serais peut-être reparti. Je vous embrasse tous. A bientôt à Essonnes. "
envoi du 26 février 1915
" Chers parents, ne vous désolez pas, la santé est bonne et je guéris vite. J'aurai bientôt le plaisir de passer 8 jours avec vous. Mon vieux René, prépare le vélo. Ton oncle. "
envoi du 10 mars 1915
" Je pars samedi soir et arrive à Paris par le rapide à 8h du matin le dimanche. Seulement pour ne pas retourner à Paris, je passerai chez ma tante et mon oncle. Je serai à Essonnes dimanche dans la soirée. "
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